PATTAYA, 28 mai 2026 – Une jeune femme de 22 ans s'est présentée en larmes au commissariat de police de Pattaya après avoir été brutalement agressée par une usurière présumée qui a fait irruption dans sa chambre d'hôtel en exigeant un remboursement, lui laissant de graves blessures au visage et au corps.
Le 28 mai, vers 3 h 36 du matin, Mme Supattra (nom de famille non divulgué), âgée de 22 ans, s'est présentée au commissariat de police de Pattaya pour déposer plainte auprès du lieutenant de police Nachat Chankran, enquêteur adjoint. Elle présentait des blessures visibles : le visage tuméfié et contusionné, une bosse à la tête et de multiples ecchymoses sur tout le corps. Elle était munie d'un certificat médical et comptait consulter un médecin pour des soins complémentaires.

S'adressant aux journalistes du Pattaya News en larmes, Mme Supattra a déclaré avoir emprunté de l'argent à deux reprises à une connaissance de 21 ans. Le premier prêt s'élevait à 3 000 bahts, qu'elle a remboursés avec les intérêts dans les délais impartis. Le second prêt, d'un montant de 4 000 bahts, était assorti d'un taux d'intérêt journalier extrêmement élevé de 570 bahts.
Elle a expliqué qu'après avoir effectué des paiements partiels, le prêteur avait reporté les intérêts impayés sur le capital restant dû. Estimant avoir déjà largement payé et peinant à gagner un revenu suffisant, Mme Supattra a cessé tout contact pendant plus de trois mois.
Elle a ensuite croisé par hasard la prêteuse dans un pub de Walking Street à Pattaya, où cette dernière lui a dérobé sa carte d'identité nationale. Le soir des faits, la prêteuse et cinq complices ont fait irruption dans sa chambre d'hôtel, située sur Pattaya Third Road, dans le quartier de Nong Prue.
Craignant pour sa sécurité, Mme Supattra a emprunté 10 000 bahts et les a remis à une personne. Malgré l’argent reçu, cette dernière aurait fait preuve d’une cruauté sans bornes. Elle a saisi Mme Supattra par les cheveux, l’a jetée au sol et lui a piétiné la tête à de multiples reprises, entre 40 et 50 reprises, sous les applaudissements et les encouragements d’un groupe. Les agresseurs auraient filmé l’agression et l’auraient diffusée sur les réseaux sociaux, tout en envoyant des messages menaçants incitant la victime à porter plainte.

Le lieutenant de police Nachat Chankran a déclaré que la victime avait été envoyée pour un examen médical. Les enquêteurs ont déjà identifié la principale suspecte, une usurière présumée, et la recherchent activement afin de l'arrêter et de la poursuivre en justice.



