Sa Kaeo – Les autorités thaïlandaises ont obtenu l'autorisation du tribunal de détenir huit ressortissants chinois soupçonnés d'être des membres importants d'un vaste réseau d'escroquerie opérant depuis Poipet, au Cambodge, après que le groupe a été appréhendé alors qu'il tentait d'entrer illégalement en Thaïlande.
Les suspects, sept hommes et une femme, ont été arrêtés le 1er mai, en compagnie d'un ressortissant birman, alors qu'ils circulaient sur la route 318, dans le district de Wang Nam Yen. Ils se trouvaient à bord d'une camionnette rouge immatriculée à Chanthaburi, conduite par un Thaïlandais qui aurait reconnu avoir été engagé pour les transporter à Bangkok.
La police pense que les ressortissants chinois fuyaient une récente opération de répression menée par les autorités cambodgiennes contre des opérations d'escroquerie à Poipet, une ville frontalière tristement célèbre pour ses réseaux de centres d'appels et de cyberfraude ciblant des victimes à travers l'Asie et au-delà.
Le 3 mai, les enquêteurs du commissariat de police de Wang Nam Yen ont présenté les neuf suspects étrangers devant le tribunal provincial de Sa Kaeo, demandant leur détention provisoire. Trois autres suspects thaïlandais ont également été déférés devant le tribunal dans le cadre de cette affaire.
Les huit ressortissants chinois ont été formellement inculpés d'entrée illégale sur le territoire du Royaume. Les autorités étendent actuellement leur enquête afin de déterminer l'étendue de leur implication présumée dans des activités d'escroquerie ou de centres d'appels frauduleux. Certains suspects se prépareraient à demander une libération sous caution pendant la durée de l'enquête.
Ces arrestations témoignent des efforts transfrontaliers déployés pour démanteler les réseaux de fraude transnationaux qui utilisent fréquemment la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande comme base d'opérations. La police thaïlandaise indique coordonner ses actions avec ses homologues cambodgiens et prévoit de partager des renseignements sur l'ensemble du réseau.
D’autres mises à jour sont attendues à mesure que l’enquête progresse.




